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La formation en entreprise au Québec
Engendrer le bonheur au travail et donc la santé de l'entreprise !
D'après l’article Jobboom du 10 novembre 2005, le bonheur au travail serait une nécessité économique pour les entreprises.
La morosité au travail aurait même un impact négatif sur l’économie…
En effet, plus de 3 000 000 de canadiens tombent en dépression au cours de leur vie suite à un excès de travail, trop de pression, trop d’exigences.
Il est donc temps que les entreprises se penchent sur la santé de leurs employés afin de permettre à l’entreprise d’être elle-même en bonne santé.
D’après la firme de placement Manpower qui publie une enquête effectuée en janvier 2007 sur le travail et bonheur, la reconnaissance est le meilleur investissement de l’employeur.
En effet, 48 % des employés considèrent que leur employeur est plus ou moins, voir pas, reconnaissant envers leur travail.
Le savoir être devient donc un élément primordial dans l’entreprise !!!
D’après le magazine CGAMagazine « le monde des affaires exige aujourd’hui beaucoup plus que de solides compétences techniques ; pour réussir, les professionnels doivent également parfaire leurs aptitudes en relations humaines ».
C’est ce que l’on peut nommer l’intelligence émotionnelle qui regroupe entre autres les compétences personnelles en terme de savoir être ainsi que les compétences sociales du savoir être.
Même si les entreprises font aujourd’hui davantage attention au savoir être de leur candidat lors de l’embauche (article de La Tribune, janvier 2008), on constate que cet élément déclencheur de l’embauche est mis en sommeil pendant la carrière de l’employé.
Et la formation …
A partir des données de l’Enquête sur l’Éducation et sur la Formation des adultes, nous constatons une augmentation très significative entre 1993 et 2002 du taux de participation à des cours de formation liés à l’emploi (de 23 % à 31 %).
Un tiers des travailleurs ont donc suivi des cours liés à l’emploi et la majorité des cours sont parrainés par l’employeur, c'est-à-dire l’employeur offre la formation, paye les frais ou le transport et offre un horaire de travail flexible.
Néanmoins, un nombre modeste mais croissant de personnes suit des cours sans l’appui de leur employeur. Le taux passe de 4% en 1993 à 10 % en 2002.
Une tendance favorable !!!
En effet, 58 % des employeurs prévoyaient, dans les 12 mois à venir suivant le sondage SOM (Article Connexion Affaires du 14 janvier 2007), offrir une formation d’appoint à certains de leurs employés.
De plus, nous constatons à la lecture de cet article que 67 % des détaillants du secteur du commerce de détail de plus de 5 employés s’apprêtent à investir dans la formation.
La pénurie de main d’œuvre dans ce secteur est certainement un élément qui incite les entreprises à trouver des moyens pour fidéliser leurs employés. En dépit du fait que 58 % des entreprises prévoyaient offrir de la formation dans les 12 mois, elles sont 88% à juger importante la formation de leurs employés.
Soutien du gouvernement…
Le 7 juin 2007, l’Assemblée Nationale adoptait à l’unanimité la loi 5 qui favorise le développement de la formation de la main d’œuvre. Il est donc intéressant de constater que le gouvernement mets en place des mesures favorisant l’accès à la formation.Concernant les besoins en formations, le ministre Hamad nous dit : « Les entreprises sont de plus en plus conscientes de leurs besoins en formation. La loi 5 est un bébé grandissant, et je crois qu’elle a beaucoup d’avenir ».
Dans un article de l’Action du 8 avril 2007, nous pouvons lire que le CLD de Joliette indique que « la formation doit devenir un levier de développement proactif dans notre économie future ».
Également dans un article du Courrier Sud du 19 avril 2008, nous pouvons lire qu’un des objectifs priorisés est « la définition des attentes des employeurs en regard non seulement du savoir faire mais aussi du savoir être des employés ».
Économie et PME au Québec
L
’économie du Québec est principalement constituée de PME.
Nous pouvons lire que d’après l’article du Devoir du 17 Octobre 2007, les dirigeants de PME sont généralement des gens très créatifs (quoi de plus créatif que des ateliers pour développer le savoir être en entreprise !).
La soif de créer et la soif d’indépendance pousse les Québécois à créer leur propre entreprise. Ce sont souvent des gens qui ont vécu une déception dans une entreprise et aurait voulu faire les choses autrement. Cet élan est une très bonne chose, cependant un entrepreneur ne peut pas maîtriser tous les aspects de l’entreprise, il doit apprendre à s’entourer des bonnes personnes et à leur laisser prendre des décisions. Ce n’est pas toujours facile pour le dirigeant et cela peut occasionner des problèmes.
La formation devient donc un outil indispensable, tant pour le dirigeant que pour la bonne santé de son entreprise.
Si 24 % des PME Québécoises n’offrent pas de formation continue (Article Jobboom du 3 mars 2005), c’est en grande partie parce que ces « PME avec une masse salariale inférieure à 250 000 $ n’ont pas les moyens d’embaucher de directeur des ressources humaines qui consacrerait une partie de son temps à la formation ». Un organisme de formation extérieur permet de répondre à ce manque à l’intérieur de l’entreprise.
Croissance économique au Québec
Concernant la croissance économique au Québec, prés de 700 000 postes seront à pourvoir d’ici 3 ans. Environ 250 000 attribuables à la croissance économique, le reste aux départs à la retraite. Et ce sera le double d’ici 2016 (Source L’Actualités du 1 juin 2008).
Ce qui laisse supposer une réflexion accrue de la part des employeurs pour recruter et garder leurs employés.